[Geology, ecology and history of the Malartrie]
— Vezac —
La falaise de La Malartrie est en calcaire du Crétacé (environ 85 millions d'années), formé par l'accumulation de débris vegétaux et minéraux au fond de la mer chaude que recouvrait alors le Périgord.
Après le retrait définitif de cette dernière, et pendant des millions d'années, ce calaire subit la dissolution par l'eau de pluie qui creuse des galeriers souterraines. L'érosion beaucoup plus récente, en particulier par le rivière Dordogne, mit au jour grottes et cavités, occupées ici dès l'époque néolithique.
C'est aujourd'hui le domaine des choucas de tours, des faucons pèlerins et même du hibou grand-duc. Quelques vestiges discrets de fortifications de la fin du Moyen Âge couronnent ces falaises parce que ce site a longtemps été un frontiere entre la châtellenie de Beynac (à laquelle appartenait Vézac) évèques de Sarlat.
Le toponyme du hameau de La Malartrie provient probablement d'une maladrerie très ancienne qui a, selon une tradition mal assurée, accueilli des lépreux (ladres en vieux français). Il y a environ un siècle, le château, de style Renaissance, a été édifié à l'emplacement d'une belle chartreuse aujourd'hui disparue.
Histoires et légendes de la Dordogne
Les petits ports fluviaux de La Rogue-Gageac et de Castelnaud accueillaient de nombreux gabariers de la haute vallée. Chargées ici de tonneaux de vin du pays de Domme et du Sarladais, de châtaigniers mais aussi de merrain (planches de chéne) et de carassonne (piquets de châtaigniers pour les vignobles du bordelais), les embarcations pouvaient être réparées sur la grève de Saint-Julien. Un bac permettait, jusqu'au tout début du XXe siècle de relier la port de Saint-Julien à La Malartrie.
Les gabarriers pouvaient naviguer environ 150 jours par an. Il n'était pas rare de chavirer, en particulier dans les rapides, comme ici ceux du Rouland. Eusèbe Bombal, qui conta l'histoire mouvementée des «hommes de la rivière» , rapporte qu'ils se signaient à la vue de la statue de la Vierge qu'on pouvait alors apercevoir sur les falaises de Marqueyssac. Des auberges à la reputation parfois sulfureuse offraient un couvert et un toit. C'était le cas au Luc, tout près du Vieux Port, toponyme vézacois qui suggère une modification du lit de la Dordogne qui n'a laissé qu'une couasne à cet endroit.
[English translation by Google Translate , with modifications:
Geology, ecology and history of the Malartrie
The Malartrie cliff is limestone from the Cretaceous (about 85 million years ago), formed by the accumulation of plant debris and minerals at the bottom of the warm sea then covered by the Périgord.
After the final withdrawal of the latter, and for millions of years, the limestone undergoes dissolution by rainwater forming underground galleries. Erosion much more recent, especially by the Dordogne river, brought to light caves and cavities, occupied here since Neolithic times.
Today is the area is home to [?], peregrine falcons and even the great horned owl. Some vestiges of the fortifications erected in the late Middle Age crown the cliffs because this site has long been a boundary between the manor of Beynac (which belonged to Vézac) and the bishops of Sarlat.
The name of the hamlet of La Malartrie is probably a very old, which according to an uncertain tradition, welcomed lepers (lepers in old French). There are about a century, the castle in Renaissance style, was built on the site of a beautiful [chartreuse?] now disappeared.
Stories and legends of the Dordogne
Small river ports of the Rogue-Gageac and Castelnaud welcomed the gabariers, many from the upper valley. Carrying barrels of wine from Domme and Sarlat, chestnuts, but also of barrel staves (curved planks) and carassonne (chestnut poles for the vineyards of Bordeaux), the vessels could be repaired on the beach of Saint-Julien. A ferry operated, until the early twentieth century, to connect the port of Saint Julien and La Malartrie.
The Gabarriers could navigate the river for about 150 days per year. It was not uncommon to capsize, especially in fast rapids, as those of Rouland. Eusèbe Bombal, who told the eventful history of "men of the river," says they crossed themselves at the sight of the statue of the Virgin that could be seen on the cliffs of Marqueyssac. Inns of dubios reputation sometimes offered a cover and a roof. This was the case in Luc, near the Old Port, a place name that suggests a change the bed of the Dordogne which left only [couasne?] here.]
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